Ce livre, préfacé par Alfred Delvau, explore le Paris marginal et méconnu du XIXe siècle à travers des portraits de personnages insolites (comme un commandant dressant des chiens ou un pêcheur obsédé par ses carpes) et des descriptions de quartiers misérables, tels que le cloître Saint-Jean de Latran ou les rues Traversine et Clos-Bruneau.
L’auteur, Alexandre Privat d’Anglemont (1815–1859), bohème créole né à la Guadeloupe, a vécu une existence libre et littéraire à Paris, mêlant pauvreté, esprit et générosité. Son œuvre révèle une faune humaine (chiffonniers, artistes ratés, vagabonds) et des métiers oubliés, tout en dénonçant les conditions de vie insalubres et l’indifférence de la société envers les déshérités.
Le texte mêle humour, ironie et émotion, offrant un regard à la fois poétique et critique sur la diversité sociale de la capitale, où se côtoient misère, excentricité et résilience.
Comme Mercier, Privat a écrit des livres avec ses jambes. Car héritier de Pierre Gringoire et de François Villon, il déambulait à travers Paris et battait de sa semelle infatigable ce vieux pavé de nos vieilles rues. Il explorait vaillamment les dessous de Paris et nous a laissé un extraordinaire témoignage de la vie parisienne du XIXe siècle.
Ouvrage illustré de 63 dessins par Coindre. Etude sur la vie de l'auteur par Alfred Delvau.
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